Être GPN : la nature au quotidien.

17 mars 2018

Wetland & LPO Rhône.

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Ne sommes nous pas beaux ? Il y a quelques semaines de celà, nous avons pu participer avec la LPO Rhône au suivi  annuel des oiseaux d'eau. Au quatre coin de l'Europe les ornithologues passionnés et/ou de métiers se sont postés dans les zones humides, à l'affût des oiseaux affiliés à l'eau. Petite déception, à Miribel Jonage du fait des crues, ils étaient peu nombreux.

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Nous avons même pu nous exercer avec du matériel de professionel, un vrai bonheur d'autant plus qu'en on est étudiant et que l'on rêve de pouvoir suivre la faune au quotidien. Nous étions très bien entourés pour cette journée et nous remercions chaleureusement les membres de la LPO pour tout ce qu'ils ont pu nous apporter au cours de cette sortie mais aussi de celles l'ayant précédée.

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Cela nous a pas pour autant empêcher de voir quelques espèces très sympathiques comme des nettes rousses, des filigules morillons, des grands cormorans qui sont légion, des foulques macroules, des faisans de Colchide, des buses variables, des aigrettes garzettes, des colverts, des grèbes huppées, des corneilles noires, des cygnes tuberculés ou encore, des hérons cendrés. Bien que ces espèces soient communes, elles restent fascinantes.

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Et puis nous avons aussi pu suivre les traces du castor d'Europe. Plusieurs individu dont une famille vivent dans les étangs de Miribel Jonage et laissent des indices de leur passage : reste de repas, empreintes de pattes ou crottes, il y a de quoi jouer au détective.

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Bref, un vrai moment de naturalisme, que l'on retrouve depuis quelques jours dans la revue de la LPO Rhône nommée l'Effraie et où vous pouvez retrouver toutes les infos du département mais aussi, nos bouilles et celles de nos accompagnateurs ! Pour lire ce numéro, je vous invite à cliquer ICI, vous tomberez directement sur leur revue. Autant dire que nous n'en sommes pas peu fiers.

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Les oiseaux identifiés comptés, il est l'heure de rentrer. Certains restent pour s'initier au comptage des laridés. Les examens passés, il sera temps de retourner aux lacs pour voir les premiers guêpiers, de retour d'un long periple depuis l'Afrique pour nicher dans les talus de la carrière.

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08 février 2018

Voyage à Paysalia.

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Nous étions le 6 décembre à Paysalia pour découvrir les dernières nouveautés liées à l'environnement au sens large. Nous avons pu rencontrer de nombreux professionnels et nous initier aux dernières techniques de gestion et d'animation du territoire.

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Parmi les grands enjeux de demain, celui de nourrir la ville. De plus en plus denses, nos cités pourraient se trouver à court de ressources alimentaires. Alors pourquoi pas planter nos façades et nos toits tels des potager ? Maximiser les surfaces, faire des immeubles des poumons verts ? voilà quelques unes des propositions qui pourraient bientôt composer notre quotidien.

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Parmi les exposants, des employeurs potentiels. Certains d'entre-nous sont même revenus avec de précieux contacts et mêmes des promesses, un vrai bonheur ! Nous avons aussi pu jouer les curieux en posant des questions ici et là aux professionnels, récoltant à tour de bras la documentation des stands pour nous parer en exemple pour les épreuves à venir en mai et en juin.

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Nous avons pu aussi déambuler dans les jardins participant au concours "jardins remarquables" du salon. Gros coup de coeur pour le jardin dédié aux sens et à l'eveil à travers la musique, la lumière, le touché et l'odorat. Destiné aux personnes atteints d'Alzheimer, il a été conçu par un paysagiste doctorant spécialisé dans la gérontologie ! Hélas il ne sera pas vainqueur.

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C'est un régale pour le nez et les yeux. Des stands fleuris distillent un parfum très agréable. Les conférences se déroulent dans un cadre pro qui nous donnent des airs de VIP. Les entreprises sortent le grand jeu, certaines abordant même des huîtres et du champagne sur leur carré d'exposition. Il faudra attendre l'an prochain pour nous retrouver dans les allées du salon.

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07 février 2018

Week-End Micromammifères.

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C’est une sortie un peu « hors-série » dont il sera question aujourd’hui. Il y a maintenant un mois, les deux et trois décembre 2017 précisément, la LPO et la FRAPNA organisaient conjointement un Week-end de formation à la reconnaissance des mammifères à l’occasion du nouvel Atlas. En effet, depuis maintenant quatre ans, la création d’un Atlas des mammifères de a région Rhône-Alpes est en cours d’écriture. Un Atlas est un ouvrage qui s’attelle à décrire la répartition selon un maillage précis de toutes les espèces d’un groupe choisis sur un territoire précis, dans ce cas, les Mammifères de la région Rhône-Alpes (dans les limites de l’ancienne région administrative).

Mais revenons à notre Week-End. Pourquoi ces deux associations à l’initiative du projet organisent-elles cette formation ? Pour le comprendre, il faut savoir que l’Atlas est rédigé à partir des données fournis par tous les naturalistes de la région qui transmettent leur données sur les sites internet « Biolovision » tels que Faune-Rhône.org ; Faune-Isere.org etc. Leur volonté est donc d’associer au maximum les naturalistes amateurs en les informant de l’avancé de l’ouvrage et en les formants à la recherche des espèces qui sont ciblées. C’est donc chaque année depuis 2014 que sont organisés ces week-ends, avec des thèmes spécifiques à chacun d’eux.

En 2017, et ce dans le but d’entamer la rédaction de l’Atlas courant 2018 et de pallier au manque de données chez certains groupes, la Formation avait pour thème « Les Micro-Mammifères ». En effet, comme nous avons pu nous en rendre compte lors d’un bref récapitulatif des données déjà acquise, ce groupe est sous prospecter dans une majorité des départements. Cette sous prospection étant la cause d’un manque de données.

Ce week-end sera donc divisé en plusieurs phases, en salle comme sur le terrain. Tous d’abord nous sommes accueillis dans le « Sanctuaire Saint-Joseph d’Allex » dans le département de la Drôme, une partie entière du bâtiment nous étant réservé. Le samedi matin est consacré à différentes conférence sur les mammifères de France et de Rhône-Alpes puis d’une initiation théorique aux traces et indices des petits et moyens carnivores, manquant eux aussi de données dans la région.

L’après-midi, le groupe est divisé en deux, une partie partira sur le terrains se former aux traces et indices laissées dans la neige par les mammifères, tandis que la seconde partie (dont nous faisons partie) restera en salle pour réaliser un atelier pelote de réjection d’Effraie des clochers (Tyto alba). Les pelotes de cette chouette nous permettent d’identifier les espèces de micromammifères présentes sur le territoire de la chouette.

Le soir, nous commencerons par poser des pièges INRA pour espérer capturer des individus et donc les identifier. Nous partirons ensuite à la recherche de la tant convoitée Effraie des clochers sur des parcours aux alentours du village. Nous réalisons cette prospection par utilisation de repasse pour déclencher le chant des individus alentours. Malheureusement, nous ne contacterons pas d’Effraie ce soir-là, mais nous aurons la chance d’observer deux Renard roux (Vulpes vulpes) et d’entendre les gémissements d’un Micro-Mammifères. Les pièges eux, ne capturerons aucuns individus, malgré le courage des participants qui se lèveront à trois heures et six heures du matin pour les relever.

Le lendemain, le groupe partis sur le terrain réalisera à son tour l’atelier pelote et nous, nous sommes partis sur le terrain observer les traces laissées sur la neige et ramasser les pièges photo posés la veille par le premier groupe. Nous observerons de nombreuses traces, mais les pièges eux, ne se déclencherons pas de la nuit.

"Venenum, un monde empoisonné."

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Ils n'ont pas froids aux yeux les GPN d'Agrotec, les voilà qui s'aventurent dans le monde étranges des poisons. Présentée jusqu'au 13 avril 2018, l'exposition "Venenum, un monde empoisonné" s'attache à présenter les poisons dans la nature et les sociétés humaines, rompant ainsi les barrières entre nature et culture. Cette thématique est chère au musée de Confluence qui s'attache à replace l'Homme non pas au sommet du vivant, mais comme un branche de celui-ci, au même niveau que les centaines de millions d'organismes qui composent la biosphère dans la quelle nous évoluons.

 

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Face au gigantisme du vivant, on ne peut que se sentir petit et humble. Après tout, nous ne représentons qu'un infime tronçon du règne animal, et nous sommes devancés de très loin par de nombreux mastodontes qui ont marqué les âges.

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La collection permanente croise l'exposition temporaire. Chouette du Maghreb, papillons malaisiens, ours blanc, ornithorynque ... ce sont tout autant d'espèces qui sont vouées, dans un futur plus proche qu'on ne le croit, à disparaître et à n'être visible que de l'autre coté d'une paroi vitrée.

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Quand on pense aux poisons dans le règne du vivant, dans les premières images qui nous viennent à l'esprit, le scorpion et l'araignée (suivis du serpent), prennent la tête du podium. De là vient le mal amour dont ils font l'objet. À propos, trouverez vous l'araignée sur la photo ?

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Nos lascars que sont Ulric, Aurélien, Valentin et Sébastien semblent bien heureux de leur visite (...). Ils sont même aux couleurs du décor ! Plus sérieusement, ce type de sorties est fort précieux. Pour aborder le vivant, il faut pouvoir en saisir toute la symbolique et les fondements. De se fait, une sortie est déjà prévue pour la session de mars/avril. Si vous souhaitez vous joindre à nous, n'hésitez pas à nous contacter via le blog et/ou notre toute nouvelle chaîne youtube !

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05 février 2018

"Pourquoi les plantes nous font-elles tant de bien ? "

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Le 15 décembre, 3 d'entre nous (en GPN 1), se sont aventurés au plus près du Muséum d'Histoire Naturelle de Lyon, à Confluence, pour suivre la conférence "Pourquoi les plantes nous font-elles tant de bien ? ". Présenté Francis Hallé (rien que ça !!!), elle vise à nous faire découvrir le monde végétal autrement : "Les plantes ne sont pas seulement alimentaires, médicinales ou ornementales. Pour peu que leurs besoins soient compris et respectés, elles recèlent dans leur physiologie particulière, leur altérité, des capacités étonnantes (certaines découvertes très récemment) qui, bien utilisées, peuvent constituer pour l'homme autant de bienfaits insoupçonnés dans de nombreux domaines de la vie".

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Une chaîne youtube pour nos sorties.

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Voilà qui est fait ! Grâce à Bastien, camarde de GPN, vous pouvez retrouver sur cette chaîne youtube toutes nos créations vidéos issues de nos chaînes, de nos blogs ou de nos pages personnelles. Vous pouvez ainsi y retrouver nos sorties de classe ou entre élèves, loin du cadre scolaire mais toujours autour de l'environnement et de la découverte des espèces animales et végétales. Pour les curieux qui voudraient nous rencontrer aux portes ouvertes d'Agrotec le 10 mars 2018 à Seyssuel (Vienne), nous vous invitons à profiter de cette vidéo issue de notre chaîne et présentant la JPO de l'an dernier à la quelle nous avons pu participer. Bon visionnage ! Et si l'envie vous prend de vous joindre au prochaines sorties, contacter nous !

 

01 janvier 2018

Echappée urbaine le long de l'Yzeron

DSC05359Excursion matinale dans Oullins pour une petite poignée d'étudiants de GPN. L'objectif ? Observer les travaux de génie écologique (appelés aussi travaux de génie végétal) menés le long de la rivière Yzeron par l'entreprise Green Style, pour limiter les crues qui ravagent d'ordinaire les rues de la ville, de Craponne, de Franchevilles ou encore de La Mulatière. L'examen sur cette thématique approchant, la pratique du terrain semble être une des meilleures révisions à mener. Bien sûr, cette sortie se complète par la pratique de l'ornithologie avec les nombreux oiseaux présents le long de l'eau. Une rencontre avec un habitant du coin nous apprend que des rapaces nocturnes ont élu domicile sur un des coteaux de la ville. Une autre que le castor se trouve à l'embouchure de la rivière. De ce fait, une prochaine excursion est prévue pour l'année 2018.

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L'objectif des actions qui se sont menées sur plus de 5 ans est de renaturaliser le cour d'eau, c'est à dire rendre son profil naturel à la rivière. Pour que ce dernier puisse dissiper son énergie, le lit a été redessiné par reméandrage. Un lit mineur et un lit majeur ont été créés et une végétation adaptée a été implantée. On est alors loin du canal bétonné qui se trouvait là il y a encore peu.

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Les effets ne se sont pas fait attendre. C'est une faune variée qui s'est installée. Les poissons sont revenus et nous avons pu observer de nombreux animaux : mésanges bleues (Cyanistes caeruleus), geais des chênes (Garrulus glandarius), troglodytes mignons (Troglodytes troglodytes), mésanges charbonnières (Parus major), merles noires (Turdus merula), roitelets huppés (Regulus regulus), canards colverts (Anas platyrhynchos), rats noirs (Rattus rattus), mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), rouge-gorge (Erithacus rubecula) et même fauvettes à tête noire (Sylvia atricapilla), autant dire que la vie s'est installée là pour de bon. Ces données relatives à la nature en ville et ordinaire seront retranscrites sur Faune-Rhône.

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Parmi les techniques observées, celles de la pose de gabions, le bouturage, la pose de lits de plançons et de plans ou encore la fascine de saules. Une chaîne youtube et un site internet sont consacrés à ce grand chantier et permettent de découvrir les actions menées. Pour découvrir la chaîne "Au fil de l'Yzeron", ça se passe par ICI et pour le site et ses actualités, juste LA.

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19 décembre 2017

Comptage Laridés à Miribel

C’est une semaine après notre dernière sortie que nous nous retrouvons au Grand Parc de Miribel Jonage. Cette fois ci au programme, l’observation des oiseaux d’eau avant de rejoindre la LPO pour procéder au comptage annuel des Laridae sur le Parc.

Cette fois c’est six courageux qui ont bravé non pas la neige mais la pluie (décidemment, le soleil et Miribel ne font pas bon ménage) pour observer nos amis à plumes. Une première moitié du groupe ayant participé à une sortie matinale sur l’Yzeron, c’est accueilli par leur récit que la deuxième moitié s’équipe et se prépare à rejoindre le Lac des Eaux bleues.

Nous arrivons rapidement sur la plage du lac. Les premières observations ne tardent pas avec en premier lieu un rassemblement hors norme de Foulques macroules. En effet, ce groupe gigantesque donne l’impression d’une marée noire à la surface de l’eau et s’étend de part et d’autre de l’ile des Peupliers. Nous estimons l’effectif à plus de 400 individus, mais nous apprendrons que notre encadrant de la LPO en a compté plus de 2000. Le dortoir des cormorans est toujours actif avec une cinquantaine d’individus repartis sur les différents arbres.

Nous longeons ce lac en direction du suivant espérant observer des Nettes rousses qui n’apprécient visiblement pas cette partie du parc. Les berges ne regorgent pas de vie cette semaine, la présence de deux pécheurs y est peut-être pour quelque chose. Nous observerons tout de même deux vols de Canards Colverts et de nombreux passages de Grands cormorans. Avant de quitter ce lac nous avons eu la chance de remarquer les mouvements de deux petits habitants des grèves, la Bergeronnette des ruisseaux et le Chevalier Guignette. Malgré leur petite taille, leur observation nous aura captivées pendant plusieurs minutes.

Nous arrivons enfin sur le Lac de la Bletta, où nous observons l’espèce recherchée, la Nette rousse. Le couple est accompagné d’un grand nombre de Fuligules milouins et d’encore plus de Foulques.

Malheureusement, il est déjà temps de faire demi-tour pour se rendre au rendez-vous avec M. Beliard de la LPO pour le comptage des Laridés. La pluie nous encouragera à se rendre à l’abri le plus rapidement possible, certains seront tout de même plus humides que d’autres.

Une fois arrivé, nous rencontrons Jean Michel Beliard, bénévole à la LPO qui met en place ce comptage des Laridés. Apres nous avoir expliqué le déroulement du dit comptage et le lieu de comptage, nous attendons les derniers arrivant, puis nous nous rendons sur place.Photo : Noémie Moresco

Le lieu de l’inventaire se situe au Grand Large sur la commune de Décines-Charpieu. Nous observons alors entre les petits voiliers de plaisance nos cibles durant cet exercice. En premier lieu, les Mouettes rieuses, un petit groupe est posé sur la surface devant nous. Nous avons la chance d’observer avec ces mouettes, la présence de quatre Goélands cendrés. Cette espèce hiverne dans la région mais elle est n’est pas des plus communes tout de même. C’est l’occasion de s’entrainer à la détermination de l’espèce et de la différencier avec la Mouette rieuse qui lui ressemble tout de même. Nous noterons aussi la présence de quatre Grèbes castagneux qui naviguent entre les voiliers.

Au final, seront comptés 2250 Mouettes rieuses, 4 Goélands cendrés et 4 Goéland leucophées pour les espèces nous intéressant particulièrement.

 

17 décembre 2017

Cynips des galles-cerises du chêne

DSC05078Nouvelle découverte pour le groupe de projet tuteuré des GPN 2, sur leur site d'étude les feuilles des chênes  se couvrent de fraises ! Il s'agît d'un galle qui est l'oeuvre d'une petite guêpe, la Cynips des galles-cerises du chêne (Cynips quercusfolii).

Nom : Cynips des galles-cerises du chêne (Cynips quercusfolii).

Milieu : Sur les feuilles des chênes.

Aspect : Ressemblant à une fourmi volante, l'insecte n'a pas d'antennes coudées. La galle quant à elle ressemble à un fruit tombé au sol avant maturité.

Statut : Très abondante, on la rencontre partout en France. Parfois combattue par lutte chimique, elle ne semble pas impactée par l'activité humaine, le chêne étant l'arbre le plus abondant dans les forêts françaises (37% de l'ensemble des boisements français en métropole).

Particularité : Cette espèce de guêpe connaît un cycle un peu particulier. Chaque année émerge deux populations distinctes, une ayant une reproduction sexuée, l'autre se reproduisant par parthénogénése (reproduction sans partenaire). Les femelles sexuées pondent après accouplement leurs oeufs sur dans les feuilles de chênes. Les larves qui en sortent (moins de 2 mm) entre dans la limbe et s'y développent. Pour lutter et se protéger contre cette intrusion, l'arbre va développer des tissus surnuméraires. Les intrus vont s'y abriter et s'y nourrir. Au début de l'hiver, les individus se reproduisant par parthénogénése percent leur galle et en sortent. Ces femelles pondent au printemps un oeuf non fertilisé sur les bourgeons où se forment des galles chevelues. De là sortent des individus sexués qui à leur tour pondront et formeront des galles "cerises". Ces deux formes d'une même espèce ont pendant longtemps étaient distinguées sous deux noms différents.

Corbeaux, corneilles, pies : des victimes de notre ignorance !

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Nous étions 8 ce soir du 5 décembre 2017 à suivre l'incroyable conférence de Véronique Bialoskorski, présidente  de l'association LADeL dédiée à la protection des corvidées mais aussi à la réalisation d'actions pour concillier le mode de vie huamin et celui de ces incroyables oiseaux. Conférencière et capacitraire, cette spécialiste des corvidés européens nous a épaté par son sens de l'humour, sa passion pour ces animaux, ses grandes connaissances et son engagement.

DSC05210Sous l'égide de la LPO et dans les locaux de l'IET de Lyon, école proposant elle aussi un BTS GPN (nous avons donc pu rencontrer nos camarades lyonnais), Véronique Bialoskorski s'est atelée pendant 1h20 à nous présenter les différentes espèces de corvidées, leurs ressemblances et leurs différences, leru écologie, leur incroyables capacités intellectuelles et leur grande sensibilité mais aussi les difficultés que rencontre parfois les hommes avec ces formidables animaux, les croyances dont ces derniers sont victimes et le pourquoi de leur chasse, en quoi celle-ci en plus de faire souffrir l'animal ne réssoud en rien les problèmes rencontrés. Une superbe expérience liant naturalisme, science, ethologie, sentiments et raison à renouveller sous peu.

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"Corbeaux, corneilles, pies : des victimes de notre ignorance

S’il est des oiseaux que tous pensent connaitre, ce sont bien les corbeaux, corneilles et autres pies. Ils sont communs, peu farouches, présents sur tout le territoire, tant en ville qu’à la campagne. Or, de nombreuses idées fausses circulent à leur sujet; à tel point qu’aujourd’hui, une partie d’entre eux est classée «nuisible», au mépris du rôle essentiel qu’ils jouent dans la biodiversité. A ce titre, ils subissent une persécution sans relâche, alors que dans le même temps, des scientifiques du monde entier ne cessent de mettre en place de nouvelles études, tant sont étonnantes les facultés qu’ils révèlent…Véronique Bialoskorski

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